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vendredi 8 janvier 2010
La course aux supplices
Lire le jour,boire la nuit.C'est comme ça que j'ai dû oublier qui je suis.Mes valeurs s'envolent au même rythme que la fumée de mes sucettes à cancer qui tourbillonne devant mes yeux éteints comme pour me narguer,tandis que je contemple au fond d'un cinquième dernier verre les bribes d'une personnalité chimérique.Enfin,vous voyez le genre quoi.Toujours les mêmes conneries.Alors moi aussi je raconte les miennes aux gens.Parfois avec le coeur,souvent avec les trippes,histoire de mettre en commun nos souffrances risibles et nos délires plus ou moins exacerbés et emblématiques d'une génération en colère un peu contre tout et n'importe quoi.Plus c'est crasseux et violent,plus je me dis que là on tient quelque chose.Le quelque chose qui tend le plus à se rapprocher de la vraie vie.Je me trompe sans doute.
Au fond,de même qu'en surface d'ailleurs,tout m'apparaît comme terriblement aléatoire.L'absurde règne en maître et maintient son joug sur mes névroses qui ne demandent que ça.Je méprise ce que je suis mais ignore ce que je pourrais ou voudrais être.La nuit et moi abdiquons à tour de rôle en côtoyant sans cesse plus de fantômes.Je ne sais plus rien,si ce n'est que mes illusions me sont précieuses.

Bande-son:Equaliser-Clinic (sexy)
Lu:extension du domaine de la lutte-Houellebecq,vous descendez?-Nick Hornby,survivant-Palahniuk,au Sud de nulle part-Bukowski etc
Vu/revu:anything else,thirteen
samedi 28 novembre 2009
Ici rien de nouveau
Couchée tard et levée tôt,alors qu'il n'y a même plus de raison.J'hésite entre me rendormir ou fumer encore trop de cigarettes accompagnées d'un café.Qu'on m'épargne les exégèses populaires,surtout si elles ne se nourrissent de rien d'autre que d'une philosophie simpliste qui ne doit son charme qu'à l'alcool faisant encore effet dans un cerveau mis volontairement en sommeil.J'ai vraiment essayé.Mais souvent parfois l'alcool ne suffit plus.Hier j'avais mille choses futiles et précieuses en tête pour saupoudrer mes journées.Aujourd'hui je peine à me souvenir pourquoi.
Errer dans la rue encore inanimée me donne toujours l'impression que tout est simple et possible,jusqu'à ce que je croise quelqu'un et baisse les yeux,éternel retour vers le néant.
Ils ne comprennent toujours rien mais je crois que je ne les ai moi-même jamais compris.A quoi bon leur raconter toute l'histoire,récolter au mieux de la pitié,au pire une éternelle indifférence,ne m'enchante pas plus que ça.L'amour n'est qu'un malentendu,on m'a bien eue.

Bande-son:incomplete lullaby-Lisa Mitchell
Vu/revu:ghost world,my summer of love,into the wild etc
Bouquin:ébauches de vertige-Cioran