
A R C H I V E S | F A C E B O O K | W I S H L I S T
lundi 19 octobre 2009
La vie à deux *
Donne-moi de quoi tenir,tenir.Je ne veux pas dormir,dormir.Laisse-moi voir venir le jour.Notre vie à deux s'arrête donc là.Dans les grandes plaines des peines à jouir.D'une vie qui ne veut plus rien dire.J'espère ne plus jamais faire souffrir quelqu'un comme je t'ai fait souffrir.Je n'étais qu'un mauvais présage on s'est aimé puis vint l'orage.Moi qui aimais tellement ton sourire.J'espère ne plus jamais faire souffrir quelqu'un comme je t'ai fait souffrir.Pourquoi pourquoi même quand les gens s'aiment il y a, il y a toujours des problèmes ?Fallait pas qu'on se connaisse fallait pas qu'on soit deux fallait pas s'rencontrer et puis tomber amoureux.Notre vie à deux s'arrête donc là.Là où les dieux ne s'aventurent pas.Moi qui aimais tellement ton sourire.Pourquoi pourquoi même quand les gens s'aiment il y a, il y a toujours des problèmes ?Moi qui aimais tellement ton sourire.Je n'entends plus que tes soupirs.J'espère ne plus jamais faire souffrir quelqu'un comme je t'ai fait souffrir.Moi qui aimais tellement ton sourire.Je n'entends plus que tes soupirs.Donnes moi de quoi tenir,tenir.Je ne veux pas dormir dormir.Laisse-moi venir le jour.Il est minuit à Tokyo.Il est cinq heures au Mali.Quelle heure est-il au paradis ?*

Bande-son:Mad world-Gary Jules
samedi 29 août 2009
Plus tard dans la journée
Je deviens encore plus paresseuse que les nuages au fur et à mesure que s'étiole le temps.Je voudrais une jolie copine,pour lui parler de magie et manger des friandises qui font gigoter les papilles.Elle me prêterait ses vieux jeans fétiches dans lesquels je ne parviendrais pas à rentrer car je suis guérie depuis que je suis boulimique.Parce que je m'ennuie parfois,bien que je m'accomode la plupart du temps très bien de la solitude.Je voudrais faire des photos acidulées.Et puis pourquoi pas passer quelques heures au Japon.Mais comme d'habitude ce sont les ambiances qui m'interpellent.Elles m'induisent en erreur et resteront à jamais mon elixir du pire tant elles ne se révèleront que de trop rares fois à la hauteur de mon imagination.Dire que je n'en ai même pas tant que ça.
Merde.
Je voudrais pouvoir me satisfaire de cette médiocrité environnante qui m'empoisonne ou me délester de mon cerveau atrophié pour la déjouer.Mais la vie c'est pas comme les films des Coppola.Eh bien moi je proteste.

Bande-son :the good old days-Eels
Ambiance: papiers,cigarettes,café et la possibilité d'une île qui traîne sur le lit
mardi 25 août 2009
Le souffle court
En fait non,je n'ai pas renoué avec mon vieux démon.Il semblerait en effet que ce petit diablotin pathologique (ce n'est pas un pléonasme quand on est athée,ahah)ne veuille pas me reprendre.C'est que je suis encore trop faible moralement pour le mériter,quoique ces étranges créatures humaines que l'on qualifie d'optimistes diraient plutôt que je suis devenue trop forte pour sombrer a nouveau là dedans.J'aurais bien aimé pourtant,cela m'aurait épargné ces kyrielles atroces et tranchantes avec en sentinelle leur cortège de névroses teintées de réminiscences glauques.Je me demande d'ailleurs comment ma pauvre âme fait pour n'en plus finir de souffrir alors qu'espoir est pour moi un mot définitivement vidé de sa substance et que j'ai rayé de mon vocabulaire.

Et toi pendant ce temps là tu souffres.Mais moi si je ne suis pas morte je ne suis pas non plus ce que l'on pourrait qualifier de très vivante alors j'ignore quoi faire.Je est un incompétent,je l'a déjà dit et redit,je est un amoureux éternel.Eternel..bordel c'est pathétique qu'à mon âge ce mot me fasse encore autant d'effet.C'est mon ridicule côté héroine tragique que je n'arrive pas a faire taire.J'écris tout cela alors que ma famille se déchire de concert avec ma vie qui redevient caduque,enfin ce n'est pas le terme à proprement parler mais disons que recourir aux adjectifs chaotique et dramatique ne serait pas du luxe.Mort,incendies,lourds secrets..et même si je suis choquée l'impression qui au final demeure est la déception qui surviendrait s'il savèrait que l'once de folie sommeilant en moi relevait davantage de l'hérédité que de ma propre personnalité.
Une flèche partant de soi en direction de soi.L'archée la plus petite du monde.Pouvait-on vivre à une portée aussi minuscule?
Bien sûr que oui.C'est con,dehors il fait gris et même le léger vent qui souffle ne semble plus s'amuser de faire balancer toujours ces mêmes branches au gré d'un rythme qu'il a pourtant choisi.Quelle ironie,dans de telles conditions à quoi se raccrocher si ce n'est à son verre et aux souvenirs de draps froissés,fragile utopie dans laquelle on tente naivement d'inssufler un semblant de vie parce que même si on y croit pas,on veut y croire de toutes ses forces.Je ne veux pas savoir que le présent n'existe déja plus quand le passé est moche et le futur trop incertain.Du lipstick à la cerise sur les lèvres et la clope aux bec,je veux me la jouer espiègle et me convaincre que ça ira,qu'au fond tout ça c'est un joyeux bordel le mieux partagé au monde.Mais mon histoire n'est pas jolie et ça n'ira pas.Et pourtant,j'ai griffoné aléatoirement tout à l'heure dans un cachier des mots en rouge.Certains étaient plus déraisonnables que d'autres.C'est ceux là que j'aime.
Dig through the ditches,burn through the witches,I slam in the back of my dragula

Bande-son : the last day on Earth-Manson
Ambiance : jolie et violente
samedi 8 août 2009
Souvenirs
Je regardais tout à l'heure des photos de moi petite.J'ai eu je crois une enfance ordinaire et charmante,dans laquelle s'entremêlaient l'odeur tiède de la pluie sous laquelle j'aimais me précipiter en défiant toute autorité et celle des petits plats que je préparais dans ma dinette au moyen de ce que je trouvais dans le jardin.J'ai toujours beaucoup aimé les sabots de Vénus,je dis encore aujourd'hui que c'est ce que je préfère mais en réalité c'est surtout le nom qui me ravit au plus au point.La promesse des gâteaux en train de cuire dans le four me plongeait dans la béatitude la plus totale et attisait mon impatience que je canalisais sans mal lorsque sur l'écran de la télé Sailor Moon anéantissait les méchants à coup de cicatrisation lunaire.Ce dessin animé ainsi que les volutes d'un chocolat chaud que je vivais comme une expérience mystique ont suffi à me persuader de l'existence et du bien fondé de la magie.

J'ai su également très tôt que j'étais un chat.J'aimais faire pleurer les garçons amoureux de moi.J'en ai persuadé un une fois de sauter depuis la fenêtre de son appartement pour me prouver ses dires.Ce crétin admirable l'a fait et s'est foulé la cheville,je n'étais pas peu fière.Je cherchais parallèlement toujours plus d'affection dans les yeux des petites pestes que j'élevais au rang d'amies.Je n'ai jamais songé à l'éventualité que l'amour puisse être quelque chose qui se mérite.Quand maman surgissait tel un diable hors de sa boîte parce que j'avais utilisé ses plantes pour concocter mes potions,je me disais que papillonner des cils et faire la moue boudeuse m'assurerait son pardon.Cela fonctionnait quelques fois.
J'imagine que toutes ces choses que presque tout un chacun a vécu auraient du me rendre nostalgique,mais en fait non,que dalle.Juste,je me dis que c'est fini.Plus tard j'ai décelé en moi cette formidable capacité à m'émouvoir sans commune mesure de tout et de rien et à ne jamais m'en remettre,exquis symptôme neurasthénique sur lequel est venu se greffer la mélancolie d'ambiances dont je ne me suis pourtant jamais enivrée.C'est là évidemment que les problèmes ont commencé.Tout est allé trop vite et dans cette grande mascarade qui prenait vie je n'ai jamais vraiment eu le temps de me poser et d'appréhender cette perplexité qui était venue s'ancrer en moi.Maintenant je le fais,ma vie se confond presque exclusivement avec une flânerie dans les méandres de ces ambiances réelles ou imaginaires,même si rien n'en ressort vraiment au final.C'est pour cela que lorsque l'on s'étonne aujourd'hui que je puisse en apparence absolument ne rien faire des jours durant,cela me fait bien rire.Je crois que vous êtes fous.

Bande-son: Here comes Mary-The raveonettes
Ambiance: un samedi aprem fait d'agitation et d'ennui
vendredi 7 août 2009
A plus tard crocodile
Au réveil ce matin midi je me sentais bien,ou plutôt pas trop mal.Pas que ce soit si rare ou important mais paraît que c'est mieux de commencer par le début.C'est que je crois avoir renoué avec mon vieux démon,bien qu'il soit encore trop tôt pour se prononcer véritablement.Je fais moins de crises.Pour l'alcool comme pour la bouffe,je peine à me souvenir précisément de la dernière fois ou j'ai vomi ma funeste existence aux chiottes.C'est déja ça de pris j'imagine,même si je n'y vois aucune victoire personnelle.J'ai finalement tenté un dernier appel au secours et s'il a été entendu je ne l'ai pas remarqué.De toute manière aussi loin que je me rappelle j'ai toujours souhaité en vain que l'on m'aime à ma place.Alors je me suis mise à jouer d'autres comédies et à tenter de trouver un juste milieu,ce qui s'avère assez cocasse et revêt des allures d'impossible pour toute personne me connaissant un tant soit peu,ou un truc du genre.Si je tremble moins là tout de suite,je sais pourtant qu'il ne s'agit là que d'un énième instant fugace.Je ne suis pas de ceux qui parviennent à se délecter et à se contenter du moment présent.Fumer trop de cigarettes le ventre encore vide et contempler planquée derrière ma frange ma folie au fond des prunelles de ceux qui se croient tirés d'affaire apaise un temps ma colère.Même si comme d'habitude je suis juste ridicule et que tous ces mots perdent de leur essence quand il me faut sortir affronter le monde extérieur qui veut m'engloutir toute nue et toute crue.
-Vous avez perdu connaissance?
-Oui,mais ça m'arrive très souvent,depuis toujours,c'est parce que je suis une princesse.
Dans moins d'un mois je suis supposée reprendre les cours.Et c'est à chaque fois le même bordel.L'angoisse qui s'insinue dans chaque partie de mon corps et le dérègle chaque jour un peu plus,la solitude encore plus pesante quand les gens s'agitent autour de moi,rendant plus qu'éphémère cette sensation de papillons dans le ventre qu'il m'arrive encore quelques trop rares fois de ressentir.Sauf que cette fois c'est vraiment terrible.De quoi je me plains?Je suis major de promotion en n'ayant strictement rien fais pour,si ce n'est poser mon cul sur une chaise insolente d'inconfort et fermer les yeux très fort pour ne pas être éblouie par l'absurdité de cette licence d'histoire que je suis supposée avoir bientôt fini.J'ignore si j'aurai le courage de remettre les pieds en cours,tout me semble extrêmement pénible et puis je ne saurais toujours pas quoi faire plus tard.Je n'ai envie de rien au fond.Qu'on ne foute pas ça sur le dos d'une dépression latente jamais traitée jusqu'au bout ni sur celui d'une personnalité borderline jamais complètement diagnostiquée car c'est comme ça presque depuis toujours.Il y a quelques années j'ai fais et obtenu une année de lettres modernes aussi.Il faisait toujours trop chaud,je mangeais trop peu et buvais toujours trop.Je n'étais pas seule mais partout semblait régner la mélancolie d'espaces deux fois trop grands.Mais il y avait elles.C'était bien.
Qu'est ce que je vais bien pouvoir foutre aujourd'hui?

Bande-son: Venus-Air
Ambiance: sucrée.Bougies éteintes,magie avortée
Humeur: bubble gum,bitch
dimanche 2 août 2009
L'âme stram gram
The doom generation sur l'écran de mon ordinateur parce que ça fait du bien,juste là,un moment du moins.La morsure du temps n'arrange rien à l'affaire.Je regarde le chemin qu'il me faut parcourir et cette longue quête du peut-être ne me laisse plus rien entrevoir d'autre que du désespoir en intraveineuse.Il ne s'agit même pas d'un truc bien moche dont on pourrait faire un film un peu cliché mais pas mal,non,c'est juste que je tombe et prends une éternité pour toucher le fond.J'ai peur.
Crawl on me
Sink into me
Die for me
Living dead girl

Bande-son:Free bird-Lynyrd Skynyrd
lundi 13 juillet 2009
Bitchcraft
Je voulais vivre plus vite et moins longtemps.Je voulais.Maintenant cet idiot de pronom personnel qui me tient lieu de survivance demeure en pointillés.Le genre tu flippes parce que tu ne sais vraiment pas a quoi ressemblera ta vie dans une semaine,mais à bien y réfléchir ça t'fait marrer de toucher le fond.Tenir ici des propos aussi insipides et clichés me semble approprié et en parfaite cohérence avec la banalité de la situation.Car c'est bien la plus vieille histoire du monde.Le monde.Qui continue d'exister sans nous moi mais c'est pas comme si j'avais cru un jour pouvoir y laisser mon empreinte.C'est juste que je le trouve un peu trop bruyant parfois.Alors rester le cul au soleil et téter ma bière l'oeil mauvais et perdu dans le vide que je crée me convient très bien.Je laisse aux autres l'art des jolis mots,les larmes,les espoirs futiles d'une vie inféconde.Je passe mon tour,même si demain tout recommençera.

Bande-son: Change is hard- She & Him
mercredi 1 juillet 2009
Pressing hard against your jeans
J'ai besoin de me bousculer jusqu'a dépasser un chouillat les limites pour vivre plus fort,c'est franchement pas sain mais on n'en est plus la depuis longtemps.J'ai besoin de pousser les gens à bout ,jusque dans leurs derniers retranchements,que ce soit violent et crade,mais de la passion bordel.Même si j'en chiale et j'en crève je n'ai pas encore trouvé d'autres moyens pour renaître.Je suis toujours en colère et rien a foutre que ça soit pas correct de souhaiter que les autres basculent avec moi.On s'est assez foutu de ma gueule pour que je m'occtroie aujourd'hui le droit de cracher à la leur mon puéril mal être en précisant bien qu'ils ne peuvent rien faire pour moi,ou en jouant la grinçante comédie de la future jeune adulte un peu paumée mais désireuse de s'en sortir.
I want a lover I don't have to love
I want a boy who's so drunk he doesn't talk
Where's the kid with the chemicals?
I've got a hunger and I can't seem to get full
I need some meaning I can memorize
The kind I have always seems to slip my mind
But you, but you...
